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Le colloque AUTOTRADUCTION : FRONTIÈRES DE LA LANGUE ET DE LA CULTURE
(Université de Perpignan – Via Domitia, 20-22 octobre 2011, voir le site : http://autotradperpi.univ-perp.fr/autotrad/index) vise à susciter des rencontres et confrontations interdisciplinaires et plurilingues. Il ambitionne également de développer à l’échelle internationale la réflexion sur le phénomène particulier de l’autotraduction en tant que domaine d’exploration scientifique jusqu’ici peu pratiqué mais néanmoins vaste et prometteur. Il s’appuie sur un certain nombre de précédents :
* le colloque « Ecrire en situation bilingue » réalisé à Perpignan en 2003 ;
* les activités successives (journées d’études, colloques, publications, thèses) réalisées aussi bien à Barcelone qu’à l’UAB depuis
1996
* les activités des différents membres d’AUTOTRAD dans les universités où ils exercent (Ottawa, Paris 7, New York University, Santiago de Compostela).
Dans l’optique de l’équipe d’AUTOTRAD, l’autotraduction est jusqu’à preuve du contraire une forme de traduction, avec comme spécificité qu’il s’agitd’une traduction autographe et auctoriale, c’est-à-dire signée par untraducteur qui est nul autre que l’auteur de l’original. Si de manière très
générale, les théories courantes ont été mises au point pour étudier les traductions « normales » (allographes) et accordent peu ou pas d’importance à ce cas particulier, il est néanmoins licite de voir comment et jusqu’à quel point s’y appliquent les questions récurrentes en traductologie. Cette dernière, on le sait, est une discipline-carrefour, une « interdiscipline » (Snell-Hornby) qui se nourrit de l’herméneutique et de la linguistique, de la sémiotique et de la déconstruction, des études (inter) culturelles et postcoloniales… On ne saurait donc écarter a priori, dans l’étude de l’autotraduction, aucune des questions qui se posent pour toute autre traduction qui fait jouer une frontière linguistique en la franchissant.
Parmi ces questions, se pose avec une acuité toute particulière celle, sociologique, du statut des langues mises en regard (égales ou inégales), de
leur valeur sur les « marchés linguistiques », du positionnement des auteurs, de la critique et du public lecteur par rapport aux différents
champs concernés. L’Autotraduction est en effet une activité qui, tout en pouvant s’exercer par goût chez l’auteur bilingue, est très souvent
contrainte, soit par son itinéraire personnel (cosmopolitisme, exil, carrières internationales), soit par la nécessité qu’il éprouve d’accéder à
la publication en elle-même, à un lectorat cultivé et élargi, et à la reconnaissance aux plans national et/ou international. L’auteur a-t-il
toujours le choix de confier la traduction de son oeuvre à un traducteur ou de s’autotraduire ?
Au-delà de l’écart de statut qui est susceptible d’exister entre les langues, apparaît également la problématique de la distance interlinguistique et surtout de la distance interculturelle qui les sépare. Cela peut amener l’autotraducteur à s’écarter de son texte original pour aboutir à une véritable re-création, elle aussi dès lors originale. Outre une conférence inaugurale et une de clôture, il est fait appel à contributions (sous forme de communications de 20 minutes suivies de débats) autour des axes suivants :
* 1. Réflexions théoriques et méthodologiques autour de l’autotraduction (problèmes de l’applicabilité de différentes théories de la
traduction à la spécificité de l’autotraduction comme processus ou comme produit)
* 2. Réflexions autour de la distance interlinguistique et/ou interculturelle et de ses effets sur le produit de l’autotraduction.
* 3. Réflexions autour des sujets autotraducteurs : quel est leur profil habituel ?; peut-on en faire un portrait-robot, une typologie ? ;
comment et dans quelles circonstances devient-on autotraducteur ?
* 4. Réflexions autour du choix de et des motivations derrière la pratique autotraductive (se faire traduire ou s’autotraduire ?; s’en tenir à
un seul essai ou systématiser la pratique ?)
* 5. Réflexions autour des stratégies d’écriture (directionalité de l’autotraduction ; caractère consécutif ou simultané) en fonction de données
personnelles et/ou collectives, des trajectoires d’écrivain et de la situation du (des) champ(s) littéraire(s) dans le(s)quel(s) ils sont amenés
à évoluer.
Les communications pourront partir d’un auteur, d’une oeuvre, d’une confrontation, d’un contexte socioculturel. Elles pourront éventuellement
traverser les axes répertoriés mais devront toujours privilégier clairement l’un d’entre eux.
The international symposium on SELF-TRANSLATION: BORDERS OF LANGUAGE AND CULTURE that will take place at the University of Perpignan on October 20-22, 2011 (see Web site:
http://autotradperpi.univ-perp.fr/autotrad/index) seeks to facilitate interdisciplinary and multilingual encounters while aiming to develop, on an international scale, scientific thinking about the understudied phenomenon of self-translation, a vast and promising field of inquiry. This conference is not a stand-alone initiative but rather part of a series of initiatives, including: o the 2003 conference on “Writing in a bilingual context,” also held in Perpignan; o ongoing academic activities (study days, conferences, publications,theses) at both Perpignan and Barcelona universities since 1996;o research activities of individual Autotrad members at their respective
universities (in Ottawa, Paris, New York, and Santiago de Compostela).
It is Autotrad’s view that self-translation is a form of translation, albeit a distinct one because the work is signed by a translator who is none
other than the author of the original, a fact that lends a certain authorial aura to self-translations. While current theories, generally developed with “standard” (i.e. non authorial) translation in mind, pay little or no attention to this particular type of translation, it is still worthwhile to
see how and to what extent recurring questions in translation studies can be applied to self-translation. Indeed, in the “interdiscipline” (Snell-Hornby) that translation studies has become–combining hermeneutics and linguistics, semiotics and deconstruction, (inter)cultural and postcolonial studies–, none of the issues relevant to other types of interlingual translation can
or should be ruled out a priori when studying self-translation.
One of these issues seems of particular importance, from a sociological vantage point: the (un)equal status of the languages involved. Consequently,their “linguistic market value” varies according to the positioning of writers, critics and the reading public with respect to the various literaryand cultural fields concerned. While, for some bilingual writers, self-translation may correspond to an impulse, it is, for many others, the result of either personal circumstances (e.g. cosmopolitanism, exile,international careers) or publication constraints (e.g. the desire to reach larger and more educated audiences, the need for broader recognition on a national or international level). Do writers always have the choice between entrusting someone else with translating their work or translating it themselves?
In addition to the possibility of a power differential between the languages involved in self-translation, one should consider the interlingual and
intercultural distance between them, since this can lead self-translators to deviate from original versions and therefore create so-called second
originals.
20-minute papers presenting reflections on one of the following topics are invited:
- 1. The theoretical and methodological implications of self-translation: To what extent can the many existing theories of translation address the
specificity of self-translation as a process or product?
- 2. The effects interlingual and intercultural distance has on the products of self-translation.
- 3. The self-translating subject: What is his/her usual profile? Is it possible to develop a self-translator typology? In what ways and under what
circumstances does one become a self-translator?
- 4. The decision to self-translate and the motivations behind that decision: Should one translate or be translated? Do self-translators attempt
it only once or do they repeatedly engage in this practice?
- 5. Self-translation writing strategies (directionality; working in a consecutive or a simultaneous manner), as they can be related to writers’
biographies and trajectories in their respective literary fields.
El congreso internacional AUTOTRADUCCIÓN: FRONTERAS DE LA LENGUA Y DE LA CULTURA (Universidad de Perpignan, 20-22 octubre 20 de 2011, véase la página
Web en http://autotradperpi.univ-perp.fr/autotrad/index) tiene como propósito suscitar encuentros y confrontaciones interdisciplinarias y plurilingües y fomentar a escala internacional una reflexión sobre el fenómeno peculiar de la autotraducción como campo de exploración científica hasta la fecha poco transitado aunque amplio y prometedor. Se fundamenta en varios actos ya
realizados:
* el congreso “Écrire en situation bilingue” celebrado en Perpignan en el 2003 ;
* los sucesivos actos (jornadas de estudio, congresos, publicaciones, tesis) realizados tanto en Barcelona como en la UAB desde
1996 ;
* las actividades de los diferentes miembros de AUTOTRAD desplegadas en las universidades en las que ejercen (Ottawa, Paris 7, New York
University, Santiago de Compostela).
Según el enfoque del equipo AUTOTRAD, es la autotraducción – a no ser que se demuestre lo contrario – una forma de traducción, teniendo como especificidad tratarse de una traducción autógrafa y autorial, o sea firmada por un traductor que no es sino el autor original. Si por lo (muy) general han sido elaboradas las teorías corrientes para estudiar las traducciones “normales” (alógrafas) y si es que le conceden escasa o nula importancia al caso particular, no por ello es ilícito contemplar cómo y hasta qué punto se vienen aplicando en ella las cuestiones recurrentes de la traductología. Ésta, bien sabido es, es una disciplina-encrucijada, una “interdisciplina” (Snell-Hornby) que se nutre de la hermenéutica y de la lingüística, de la semiótica y de la deconstrucción, de los estudios (inter)culturales y poscoloniales… No se ha de descartar a priori, en el estudio de la autotraducción, ninguna de las cuestiones planteadas para cualquier otra
traducción que pone en juego una frontera lingüística franqueándola.
Entre tales cuestiones, se plantea con particular relevancia aquélla, sociológica, del estatus de las lenguas confrontadas (iguales o desiguales),
de su valor en los “mercados lingüísticos”, del puesto ocupado por los autores, la crítica y el público lector respecto a los diferentes campos
afectados. En efecto, la Autotraducción es una actividad que, aunque puede ejercerla por mero gusto el autor bilingüe, a menudo viene constreñida, sea a raíz del recorrido vital del mismo (cosmopolitismo, exilio, carreras
internacionales), sea por la necesidad que experimenta de acceder a la publicación en sí, a un lectorado culto y ampliado, y al reconocimiento a
nivel nacional y/o internacional. ¿Siempre puede elegir el autor entre entregarle la traducción de su obra a algún traductor o autotraducirse?
Más allá del estatus que pueda haber entre idiomas, también se da la problemática de la distancia interlingüística, y más aún de la distancia
intercultural que los va separando. Tal distancia puede llevarle al traductor a alejarse de su texto original para desembocar en una verdadera
re-creación, también por lo tanto original.
Se convoca para contribuir con ponencias de 20 minutos seguidas por debates en torno a los siguientes ejes:
* 1. Reflexiones teóricas y metodológicas en torno a la autotraducción (problemas de la aplicabilidad de las diferentes teorías de
la traducción a la especificidad de la autotraducción como proceso o producto) ;
* 2. Reflexiones en torno a la distancia interlingüística y/o intercultural y a sus efectos sobre el producto de la autotraducción ;
* 3 Reflexiones en torno a los sujetos autotraductores: ¿cuál es su perfil habitual?; ¿puede hacerse de ellos un retrato-robot, una tipología?;
¿cómo y en qué circunstancias viene uno a ser autotraductor?
* 4. Reflexiones en torno a la elección y a las motivaciones más allá de la práctica autotraductora (¿hacer que le traduzcan a uno o
autotraducirse?; ceñirse en un único intento o sistematizar tal práctica?)
* 5. Reflexiones en torno a las estrategias de escritura (direccionalidad de la autotraducción; carácter consecutivo o simultáneo)
según datos personales y/o colectivos, trayectorias literarias y la situación del/de los campo(s) literario(s) en el/los que ha de moverse uno.
Las ponencias podrán basarse en un autor, una obra, una confrontación, un contexto sociocultural. Podrán, si se da el caso, cruzar los ejes
desglosados aunque siempre ir poniendo énfasis en uno de ellos.